Violences et mémoire traumatique : Quand le corps garde la trace du trauma

Une patiente consulte pour trois motifs en apparence distincts et persistants : une fatigue chronique, des troubles du sommeil et des infections vaginales à répétition. 

En creusant son histoire de vie, on découvre qu’elle est marquée par de profonds traumas d’abus sexuel durant l’enfance. 

Cette situation illustre à quel point les réactions du corps sont liées aux mécanismes de la mémoire traumatique et aux symptômes post-traumatiques associés (type ESPT).

Quand la mémoire du passé et les traumas s’impriment dans le corps

L’esprit de cette patiente cherche à avancer, mais son corps, lui, semble verrouillé en mode survie.

Face aux violences et aux traumas inscrits dans sa mémoire, son corps ne peut pardonner ni oublier. Et, il encaisse encore et encore..

En effet, l’hypervigilance constante et les émotions refoulées ou mal digérées (peur, colère, honte) s’expriment alors directement dans la biologie.

C’est le mécanisme de la somatisation : baisse de l’immunité, fatigue chronique, épuisement et troubles physiques ciblés.

Ceci traduit l’impact direct du stress post-traumatique sur le corps et la santé physique.

Apaiser le trauma, la violence et la mémoire du passé par le corps

Pour répondre à cette détresse, un accompagnement de 3 mois basé sur une approche corporelle a été mis en place :

  • Cartographier les ressentis : Identifier où, quand et comment le corps se sent en sécurité et au calme. Par opposition aux zones d’insécurité, de stress, de tension générées par le trauma.
  • Mobiliser des ressources sensori-motrices et corporelles : Réguler le système nerveux et le reprogrammer pour sortir des schémas de violence. Retrouver l’apaisement ainsi qu’une sécurité intérieure.
  • Intégrer les mémoires bloquées : Métaboliser la charge émotionnelle de la mémoire du passé. Directement par le corps et dans le corps.

Après 3 mois d’accompagnement, les problèmes rencontrés par cette patiente se sont résolus : les symptômes infectieux ont cessé, elle a retrouvé un sommeil réparateur et une reconnexion à son énergie profonde.

Faire comprendre au corps — par le corps — que le danger lié aux anciennes violences est passé a permis à cette patiente de sortir durablement de la survie. 

Aussi, l’objectif de cet accompagnement est que le corps retrouve la pleine sécurité et puisse la maintenir dans le temps.

Grâce à des outils de régulation corporelle, la patiente s’est enfin libérée des ressentis de peur, de colère et de honte qui étaient imprimés dans son corps.

Pour découvrir qui je suis : c’est par ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut